Sculpture monumentale – Besanceuil 2017

.

.

Les œuvres de huit artistes sont présentées dans les espaces extérieurs de la galerie qui dominent un vaste panorama du Clunysois roman.

Vues d’ensemble

.

Implantation des 24 sculptures présentées en 2017 à Besanceuil: Plan sculptures Besanceuil .

.

Mark di Suvero est représenté par quatre œuvres, Dessin brûlé, Gauguin, la Fontaine des Amours et une dernière œuvre sans titre. Di Suvero explore sans cesse des pistes nouvelles. Par son équilibre et ses formes, Gauguin en une parfaite illustration. La Fontaine des Amours est une esquisse pour un projet monumental dans une grande ville française. Ces sculptures présentées à Besanceuil dégagent une énergie peu commune. On y retrouve surtout un sens unique du monumental qui peut provenir de la taille de la sculpture, mais plus encore de sa densité. Les amateurs pourront voir deux autres sculptures de di Suvero récemment installées par la galerie, l’une dans le Nord de la France, à Valenciennes, et la seconde chez un collectionneur bordelais à Arsac.  

 

.

Depuis deux ans, un autre grand artiste américain, Richard Nonas, est présent à Besanceuil à travers une création monumentale. On se reportera à la rubrique « expositions 2014 » pour plus de détails.

.

 

.

Les six artistes qui suivent ont tous été formés à l’école de La Vie des Formes, chantier international de création expérimentale créé par di Suvero et Marcel Evrard. Parmi les œuvres exposées à Besanceuil, beaucoup y ont été créées et la réalisation de la plupart d’entre elles a nécessité un important engagement matériel de la galerie. . Patrice Belin vit à proximité de Clermont-Ferrand. Il a longtemps travaillé la pierre volcanique de sa région et s’est mis ensuite au travail de l’acier. Belin a participé à différents symposiums internationaux de sculpture (Assouan, Diyarbakir…) au cours desquels il a pu exprimer sa formidable aptitude à sculpter le paysage. Pour Besanceuil, il a imaginé une œuvre spécialement créée pour le site. Son alignement de quatre modules d’acier joue parfaitement avec les pentes du terrain et les courbes du paysage.

.

Serge Landois vit et travaille en Côte d’Or. Avec l’acier, il obtient la minceur et développe le porte-à-faux. Ses œuvres jouent sur les ruptures d’équilibres qui donnent une dynamique au mouvement. Si les contours paraissent au premier abord abstraits, ils intègrent souvent des formes humaines ou animales en mouvement. A Besanceuil, sont présentées quatre de ses œuvres, dont Ibis et Botticelli.

.

Zoran Mojsilov vit à Minneapolis, Minnesota. Il travaille souvent d’énormes blocs de pierre en utilisant des outils de chantier, et intègre régulièrement le métal à ses œuvres, pour lier les différents éléments ou les enfermer dans une sorte de toile. Il a obtenu aux Etats-Unis de nombreuses commandes publiques. A Besanceuil est présenté Bruno’s crement. Georges Meurdra vit et travaille dans la Drôme. « Souvent, sa sculpture se hérisse, s’irrite. Elle est un éclatement, une explosion contrôlée, un chaos d’où naît le cosmos. Elle tourbillonne ; elle tournoie ; elle gravite ; elle gire. Lorsqu’il crée une sculpture, il veut garder une spontanéité, une sorte d’inconscient, l’immédiat, le subit, l’imprévu, le soudain, le foudroyant ». On verra à Besanceuil l’une de ses sculptures.

.

Jean-Patrice Rozand a lui aussi son atelier dans la Drôme. « Sans être un mathématicien, il est fasciné par les mathématiques, par leur élégante simplicité, par le juste, par la clarté, par l’évidence, par l’eurythmie, par la saveur de la concision et de l’incisif. Il réfléchit sur les courbes et les contre-courbes, sur la circulation des ombres. Il construit des jeux savants en grande dimension ». A Besanceuil est présenté un important ensemble de six de ses œuvres.

.

C.G. Simonds, américain, vit et travaille en Bourgogne. Lui aussi est présent à Besanceuil avec huit pièces.« Avec une dialectique narquoise, il unit des éléments dissemblables en un montage, en un défi. Il s’interroge devant un déséquilibre inattendu. Il tord le métal et (aussi) la pensée ; il les courbe ; il les cintre ; il les torsade ; il les force ; il les gauchit ; il imagine des nœuds étranges, d’immenses spirales qui roulent sur la pelouse. Ses œuvres s’imposent avec une simplicité apparente et avec l’agencement très complexe, très raffiné, des éléments. Elles possèdent une présence. Avec force, avec clarté et évidence, elles émeuvent. Elles s’emparent du territoire. Avec solidité, elles occupent le lieu. » .

 

.

.

(Les citations concernant Meurdra, Rozand et C.G. Simonds sont de Gilbert Lascault. Elles sont extraites du catalogue « Sculptures hautes, hiératiques » publié par la galerie Bruno Mory à l’occasion de l’exposition 2005-2006 au château de Cormatin, en Bourgogne du sud) .